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Public international : Comment rédiger ses newsletters ?

Un public international, c’est une bénédiction. Si on a les bons outils.

De manière générale, tapez “newsletter” dans un moteur de recherche et vous tomberez très vite sur “comment se désabonner d’une newsletter”.

C’est la lose totale. Pourquoi tant de haine ?

Dites-vous bien que quand vous envoyez des newsletters, vous êtes de manière générale toujours sur le fil rouge. Et c’est d’autant plus vrai lorsque vous écrivez à un public international, car il faut cibler ses attentes et écrire dans sa langue maternelle idéalement.
 
Aujourd’hui, en me reposant sur ma propre expérience, je vous expose mes astuces pour faire exploser le taux de clics de vos newsletters auprès de votre public international.
 

Comment structurer ma newsletter ?
Quel contenu mettre dans ma newsletter ?
Quand envoyer ma newsletter ?

Un public international implique une structure particulière

Déjà, retenez que votre newsletter, bien que votre public international ait choisi de la recevoir (conformément à la loi sur la protection des données), elle reste en général non-sollicitée. Personne ne l’attend, contrairement à une confirmation de commande par exemple. Donc, pas d’urgence absolue, même si la régularité est la clé. 

La règle 70/30

C’est simple, 70% de votre contenu doit être le même dans tous vos pays/zones géographiques; et adaptez environ 30% à votre public-cible, c’est à dire le pays dont vous êtes responsable.

Contenu commun à tous les pays 70%
Contenu spécifique 30%

Bien sûr, dans certains cas, il faudra ajuster à 50%, mais il reste important que toutes les zones géographiques suivent une ligne directrice certaine.

Quand c’est Black Friday comme actuellement, cela rentre dans les 70%. Toutefois, des événements comme Noël ne correspondront pas à tous les pays. Vous saviez que Saint-Nicolas, le 6 décembre, était tout aussi important que Noël en Belgique ?

Ce genre de petite attention à l’égard de votre public international peut paraître peu mais cela les conforte dans l’idée que votre entreprise pense à eux et partage les mêmes valeurs ou coutumes. Et ça ne vous coûte pas plus cher :).

Vous jouez de l'accordéon ?

Votre newsletter, tout le monde s’en fout. Oui, ça fait mal mais c’est vrai.

Comme je l’écrivais plus haut, une newsletter est souvent non-sollicitée, que votre public soit international ou non, vous devez donc en venir très rapidement aux faits en partant du principe que votre cible ne prendra pas plus de 10 secondes à lire votre newsletter, même si elle est dans le principe intéressée par ce que vous proposez.

L’accordéon, c’est l’idée que votre contenu est dépliable, vous proposez du contenu avec des phrases d’accroche alléchantes qui redirigeront vers des pages plus lourdes, car oui une newsletter qui pèse lourd en octets ne pèse rien dans le game 😉.

Les régions du monde avec un Internet plus faible mettront encore plus de temps à charger votre newsletter si elle est lourde, alors raison de plus pour alléger votre newsletter pour un public international !

Car oui, Internet est par exemple 50 fois plus rapide à Singapour qu’à Alger !

Prenons les deux exemples suivants :

Plutôt bonne newsletter (de moi 😉)

Newsletter pas top 🤔

  • Peu de contenu, mais pas trop peu
  • Coloré, lumineux, attire l’oeil
  • Plusieurs appels à l’action qui redirigent vers des pages plus lourdes
  • Beaucoup de texte
  • Pas de changement chromatique
  • Pas d’appel à l’action

Source : eDigital

A retenir si vous voulez mettre une vidéo en avant dans une newsletter :

  • Oui, les vidéos sont un contenu très utile, mais avant tout lourd, votre newsletter va charger lentement sur portable, le format ne sera peut-être pas adapté…
  • Si vous voulez vraiment intégrer une vidéo dans votre newsletter, optez pour un format plus court (30 secondes maximum)
  • Le plus simple reste de créer un bouton redirigeant vers votre vidéo sur votre site web, Youtube, Instagram, etc.

Un public international requiert un contenu localisé !

C’est difficile de sélectionner son contenu en général, surtout quand on est passionné par son produit ou service. Limite, vaudrait mieux rédiger des newsletter pour des produits ou services qu’on aime pas 😉.

Ici, je vais plutôt vous conseiller sur comment formuler le contenu :

Bien formuler pour inviter à l'action

Un public international peut être en partie francophone. C’est votre cas ?  N’hésitez pas à ajouter un “je” devant les verbes d’action pour que votre cible s’identifie encore plus, lequel des boutons suivants vous fait le plus envie ?

Attention, des langues germaniques comme l’allemand ou l’anglais permettent l’omission du verbe pour le remplacer par une préposition comme ici :

Le second choix “vers l’article” sonne plus percutant que le premier.

La preuve avec les taux de clic :

L’attention se porte directement sur le bas de la page, ce qui prouve que votre public, international ou non, scanne le texte. Prenez bien le temps d’analyser les rapports d’analyse de vos envois !

Pensez comme un local !

Le plus simple, c’est de travailler avec un local, mais une personne connaissant le pays sur le bout des doigts saura répondre aux attentes de votre public international.

Voici un exemple : fin novembre, traditionnellement les Allemand.es renouvellent leur assurance auto. Ce n’est pas le cas dans d’autres pays comme la France ou l’Espagne, alors voilà ce que j’ai publié avec mon client Electromaps.

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Allez droit au but !

Comme je vous l’ai dit, votre public international est peut-être en train de lire dans une langue qui n’est pas la sienne ou n’a tout simplement ni le temps ni l’envie de vous lire. Pas le temps de niaiser, vous devez vous faire comprendre tout de suite, alors évitez les métaphores, figures de style trop compliquées etc. 

Les émojis aident à gagner de la place, mais attention car ils n’ont pas la même signification partout 💡

Réservez votre plus belle plume pour des articles plus longs dans lesquels vos talents de rédaction seront mieux à leur place.

Soignez votre objet et prévisualisation !

C’est tout simplement la première chose que votre cible voit et doit donner absolument envie de cliquer sur “ouvrir”.

S’il y a bien un moment où votre public (international ou pas) ne scanne pas, contrairement à l’accoutumée, c’est ici. 

En anglais et en allemand, ça peut paraître étrange mais utiliser un verbe non-conjugué n’est pas forcément obligatoire. Vous pourriez par exemple écrire “Noch ein Wunsch?” qui veut dire “vous voulez autre chose ?” et attiser la curiosité de votre audience.

Attention, un grand nombre de termes sont à plutôt bannir de vos newsletters car ils augmentent la probabilité de finir dans les spams, cliquez ici pour en avoir la liste complète.

Un public international requiert des heures d'envoi spécifiques !

Gardez en tête qu’il vaut mieux l’envoyer un peu tard que trop tôt.

Si vous l’envoyez à différents pays ou zones géographiques, hors de question de tout envoyer en même temps, programmez vos envois selon l’heure locale.

🏢 Vous travaillez en B2B ? Privilégiez les envois juste avant la reprise du travail, à savoir en semaine avant 8h et surtout pas le vendredi, lundi ou week-end !

🤝🏽 Vous travaillez en B2C ? Privilégiez tôt le matin, le midi, le soir et le week-end.

Au-delà de ces aspects, renseignez-vous sur les rythmes de vie de votre cible dans son pays : penser que la siesta va faire couler le succès de votre newsletter en Espagne, cela peut être sacrément cliché. Et si cette pratique s’avère, est-ce un moment propice à l’ouverture d’une newsletter ou justement le moment où personne ne regarde son portable ?

En Allemagne, dites-vous que les bureaux se remplissent dès 7h30 ou 8h, que la pause déjeuner n’excède jamais une heure, et que à partir de 17h, beaucoup sont partis.

Testez, testez, testez !

Vous prenez mes recommandations en compte ? J’en suis ravi. Mais la vérité, c’est que seuls les chiffres parlent. Planifiez vos envois strictement à la même heure pendant un mois, puis faites le point. le mois suivant, tentez un autre horaire, etc, etc. 

Il n’y a que comme cela que vous saurez quand vous adresser à votre public international !

Conclusion

Pour vous adresser à votre public international :

  • Structurez votre newsletter avec du contenu local et international
  • Faites appel à des relecteurs/relectrices de langue maternelle
  • Pensez court et attractif, redirigez vers des vidéos et articles/pages plus importantes
  • Focalisez votre attention sur les appels à l’action, l’objet et la prévisualisation de l’email
  • Reposez-vous sur votre expérience pour définir l’heure la plus pertinente.
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